février 03 2013, Categorie: Communiqués de presse
LAS VEGAS, le 3 Février – Chaque année, le 6 février, la journée internationale "Tolérance Zéro envers les Mutilations Génitales Féminines (MGF) dont l'excision” est célébrée pour sensibiliser le public à cette pratique barbare. Les MGF se réfèrent à toutes les procédures causant le retrait partiel ou total des organes génitaux des femmes pour des raisons non médicales. Bien que ces procédures n'aient aucun bénéfice connu pour la santé et qu’elles comportent des risques sanitaires physiques et psychologiques à court et à long terme, 140 millions de femmes à travers le monde ont été excisées de force durant leur enfance.

“La mutilation génitale féminine, de quelque type que ce soit, est une pratique néfaste et une violation considérable des Droits de l’Homme,” dénonce Nadine Gary, directrice de la communication de Clitoraid. “Cette pratique engendre une douleur atroce et une souffrance psychologique chez 140 millions de victimes dans le monde entier et cause le décès de millions d’autres. C'est pourquoi notre organisation entreprend de soutenir l'Organisation mondiale de la santé (OMS) afin d'éradiquer cette horrible coutume en moins d’une génération.”

"Pour ce faire, Clitoraid s'engage à offrir des soins chirurgicaux visant à restaurer le clitoris et les parties génitales de toutes les victimes excisées qui le souhaitent" précise Nadine Gary.

“En octobre, nous allons ouvrir un hôpital spécial au Burkina Faso, en Afrique de l'Ouest, qui offrira cette chirurgie gratuitement aux victimes de l'excision,” poursuit-elle. “Grâce à nos chirurgiens bénévoles, ce traitement est également disponible sur d'autres continents, y compris en Amérique du Nord.”

Et d'ajouter: "En outre, Clitoraid entreprend activement une campagne d'éducation pour informer le public sur les graves dangers de l'excision"

“15% des victimes de l'excision meurent pendant ou peu après la mutilation,” souligne Nadine Gary. “Trois millions de petites filles risquent de perdre la vie chaque année, et même si elles survivent à la mutilation qu'est l'excision, elles sont certaines d'encourir des séquelles à vie".

Nadine Gary précise par ailleurs que Clitoraid est une organisation privée fondée sur une idée de Maitreya Raël, leader spirituel du Mouvement Raëlien, ardent défenseur des droits de la femme et des Droits de l'homme.

“Il souhaite informer le public de l'importance du droit des femmes à apprécier leur plaisir sexuel sans aucune culpabilité qui, trop souvent, est issue des enseignements déformés de religions primitives ” explique Nadine Gary. “L’élimination de la culpabilité du plaisir sexuel est essentielle à l'équilibre et à l'amour-propre des femmes.”

Elle note aussi que Clitoraid est aux aguets concernant une nouvelle tendance très préoccupante.

“Il est effroyable de constater que certaines compagnies d’assurance de santé sont de plus en plus utilisées dans certains pays pour pratiquer l'excision,” dénonce Nadine Gary. “Cela signifie qu’au lieu d’aider à éradiquer cette pratique monstrueuse, ces compagnies contribuent à la rendre encore plus légitime et à la perpétuer. Un exemple de pays concerné est l'Indonésie. L'Organisation mondiale de la santé est actuellement concentrée sur ce problème dans ce pays, et Clitoraid a exprimé sa grande inquiétude auprès du ministre de la santé Indonésien. Nous avons également formé un chirurgien aux Philippines qui est prêt à effectuer la chirurgie de réparation clitoridienne chez les victimes Indonésiennes.” conclut-elle.
janvier 31 2013, Categorie: Communiqués de presse
Québec, le 1 février 2013 - Grâce à la générosité de FANTASIA, Clitoraid tiendra un kiosque de levée de fonds au salon de l'érotisme de Québec du 1 au 3 février prochain.

Au nom de la tradition, quelques 150 millions de femmes vivantes ont subi la mutilation génitale féminine (MGF) et des milliers vivent au Canada !

En guise d'étape vers la complète élimination de l'excision, Clitoraid est activement engagé dans la reconstruction du clitoris des femmes mutilées, grâce à la chirurgie reconstructive et avec l'aide de médecins bénévoles de partout dans le monde.

"La campagne "ADOPTEZ UN CLITORIS", de Clitoraid, a été fructueuse depuis sa fondation en 2006 dans la collecte de dons nécessaires au financement et à la construction du premier Hôpital du Plaisir au monde, situé au Burkina Faso, (Afrique de l'ouest). L'hôpital ouvrira ses portes en Octobre et offrira d'opérer gratuitement toutes les femmes génitalement mutillées qui le souhaite", nous explique Sylvie Chabot, porte-parole pour Clitoraid au Canada (www.clitoraid.org).

Toutefois d'avantage de fonds sont nécessaires pour acheter les équipements médicaux et chirurgicaux afin que l'hôpital soit pleinement opérationnel à la date de son inauguration en Octobre prochain.

"Rappelons que Clitoraid est une organisation privée à but non lucratif qui émane d'une idée de RAEL, chef spirituel du mouvement raëlien international, et son fonctionnement est assuré à 100% par des bénévoles", précise Sylvie Chabot.

Clitoraid veut principalement aider les femmes africaines à gagner cette bataille et pour leur fournir les moyens nécessaires afin qu'elles retrouvent leur sens du plaisir et leur dignité.

Au nom de Clitoraid, Mme Chabot tient à remercier FANTASIA pour leur allouer un kiosque gratuitement pendant toute la durée du salon de l'érotisme de Québec afin de recueillir les dons pour l'hôpital du Plaisir. L'équipe de Clitoraid est invitée à présenter une série de conférences sur le sujet : vendredi à 19h, samedi à 14h et dimanche à 14h.
décembre 14 2012, Categorie: Communiqués de presse
Dénonçant la décision de l’Allemagne visant à maintenir légale la pratique de la circoncision, CLITORAID demande à l'ONU d'interdire les mutilations génitales, tant féminines que masculines, dans le monde entier.

« Quelle qu'elle soit, toute blessure corporelle va à l'encontre des droits fondamentaux de l'enfant. Il nous est impossible de comprendre comment un pays, soi-disant civilisé tel que l'Allemagne, autorise que des nourrissons soient mutilés en toute légalité » déclare Nadine Gary, porte-parole de CLITORAID, faisant allusion à la circoncision, généralement pratiquée sur de jeunes garçons n'ayant pas leur libre-arbitre sur la question.

CLITORAID est une association à but non lucratif fondée en 2006 sur une idée lancée par Raël, leader spirituel du Mouvement Raëlien International (rael.org). Son objectif est de mettre fin aux mutilations génitales féminines en offrant gratuitement, aux victimes de cet acte barbare, l'accès à la chirurgie réparatrice du clitoris. L'organisation demande instamment de mettre également fin aux mutilations génitales masculines dans le monde entier.

« Le 28 novembre dernier, les Nations Unies ont adopté une résolution condamnant tout argumentaire, culturel et religieux, en faveur de l'excision; cet acte constituant, de fait, une grave violation des droits des enfants, » poursuit Gary. « Toutefois, comment l'ONU peut-elle interdire les mutilations génitales féminines tout en restant indifférente aux mutilations génitales masculines ? Dispense-t-elle, de fait, certaines religions de leur devoir de respecter les droits fondamentaux des jeunes garçons ? »

Gary souligne que, selon l'Organisation Mondiale de la Santé, 30% des hommes sont circoncis, dans le monde entier. « Cela signifie que des milliards de personnes ont été mutilées sans leur consentement » dénonce-t-elle.

Le docteur Brigitte Boisselier, Présidente de CLITORAID, affirme que la mutilation d'un bébé ou d’un enfant au nom d'un dieu est inacceptable.

« Cela se perpétue depuis des siècles sous prétexte qu'un dieu le demande, mais aucune religion ne devrait être autorisée à porter atteinte aux nourrissons ou aux enfants qui ne peuvent bien évidemment pas donner leur consentement, » précise-t-elle.

Et de poursuivre: « Nous finalisons actuellement la construction d'un hôpital en Afrique qui ouvrira ses portes l'an prochain, au sein duquel les femmes victimes d'excision pourront profiter de la chirurgie réparatrice des organes génitaux gratuitement. Grâce à CLITORAID, des milliers d'autres femmes peuvent être soulagées en se faisant opérées dans plusieurs cliniques en Amérique du Nord. Nous avons reçu également des emails de centaines d'hommes circoncis qui demandent la réparation des dommages suite à la mutilation subie. Ils ont aussi besoin d'aide ! »

"Comme Raël l’a déclaré à plusieurs reprises, il est urgent que l’ensemble des écritures anciennes soient examinées par un comité indépendant des droits humains, de sorte que toutes les pratiques de groupes religieux soient en accord avec la Déclaration universelle des droits de l’homme." conclut-elle.
décembre 05 2012, Categorie: Actualités internationales
Source: www.unwomen.org

« Pour vous marier, vous devez être excisée : vous évitez ainsi de faire honte à votre famille si vous tombez enceinte » explique Nengai, une fière institutrice d’école de 26 ans. À Gelai, le village rural dans lequel elle a grandi, toutes les filles qu’elle connaissait ont été excisées, généralement après avoir terminé l’école primaire.

Nengai Lazaro enseigne les jeunes filles à l’école MWEDO près d’Arusha. Photo gracieuseté de Nengai Lazaro.

Sa propre mère venait d’une famille pauvre et avait été mariée à seulement 9 ans à un homme qui avait déjà quatre femmes – le futur père de Nengai. A l’instar de ce qui se passe pour d’innombrables filles de la région, l’histoire semblait devoir se répéter avec un effroyable entêtement une fois que Nengai aurait bouclé son enseignement primaire. Son père voulait qu’elle soit excisée « afin qu’elle puisse épouser un homme riche, qui a déjà quatre femmes, en échange de quelques vaches ».

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, quelque 140 millions de femmes et de filles à travers le monde subissent les conséquences de l’excision, également connue sous le terme de mutilation génitale féminine (MGF), la plupart en Afrique. Ce phénomène est souvent lié au mariage précoce et à la fin de l’instruction des filles. Une fois qu’elle a été « excisée », parfois dès 9 ans, une fille est déjà considérée comme mariée. Elle permettra d’obtenir une dot souvent cruellement nécessaire, qui sera payée à la famille sous forme de têtes de bétail. Souvent justifiée pour des raisons de « tradition », la MGF est pourtant internationalement reconnue comme une violation des droits fondamentaux. Au-delà du traumatisme physique et émotionnel associé à cet acte, la MGF fait courir un risque accru de transmission du VIH/sida, en raison du fait que les instruments sont souvent partagés, et expose à des risques d’infection ou de saignements prolongés, qui peuvent souvent entraîner la mort.

Nengai se souvient avoir eu peur, sans savoir à quel point cet acte pourrait être horrible. Traumatisée et effrayée, elle s’est confiée à sa mère, qui lui a parlé des souffrances qu’elle avait elle-même connues et des mauvais traitements qu’elle avait endurés en tant qu’enfant mariée. « Elle m’a conseillé de m’enfuir » raconte-t-elle.

Nengai s’est enfuit et a trouvé refuge chez l’une de ses professeurs, qui n’a pas hésité à mettre sa propre sécurité en jeu en l’accueillant à l’École secondaire de l’Église luthérienne des filles masaïs, Après avoir terminé ses études et une formation d’enseignante, Nengai travaille désormais dans les régions voisines d’Arusha et de Manyara, où habitent d’importantes populations masaïs, et où l’organisation partenaire des Nations Unies, la Maasai Women Development Organisation (MWEDO), assure l’instruction des femmes et des filles depuis des années.

À l’école des filles de la MWEDO près d’Arusha, des filles telles que (de gauche à droite) Narau Kimani, Rhoda Bakari et Naserian Elikana échappent aux horreurs de la mutilation génitale féminine et du mariage d’enfants.

À l’école des filles de la MWEDO, basée à proximité du village d’Arusha, 86 filles – dont beaucoup auraient été autrement excisées et/ou mariées – ont été identifiées et se sont vues octroyer des bourses complètes afin de leur permettre d’atteindre un niveau minimum d’éducation, et de valoir plus qu’une dot aux yeux de leurs familles.

« L’histoire de Nengai est triste » indique Narau, 15 ans, une de ses élèves. « Mais je me réjouis qu’elle soit notre professeur, car elle peut nous apporter beaucoup. Elle est passée par là. Je ne suis pas mariée, mais si je n’allais pas à l’école, je le serais et j’aurais déjà des enfants. »

Sa camarade de classe Mereso, 14 ans, indique que sa mère et son frère ont été fous de joie lorsqu’elle s’est vue accorder une bourse de la MWEDO, il y a trois ans.

Mereso, fille de 14 ans, indique qu’elle serait sûrement devenue une enfant mariée si elle n’avait pas remporté une bourse de l’école des filles de la MWEDO.

« Mais mon père était furieux » admet-elle. « Il avait pour projet de me marier dès que j’aurais terminé l’école primaire ».

Mais l’éducation a permis d’élargir son horizon. « Mon sujet favori à l’école est l’histoire. J’adore apprendre des choses sur l’économie coloniale, la résistance et la collaboration. L’histoire de mon pays est une source d’inspiration, et je veux devenir avocate afin de pouvoir défendre les jeunes filles et mettre fin à leurs mariages précoces ».

Dans le cadre des 16 Jours d’activisme contre la violence basée sur le genre de cette année, ONU Femmes et le Groupe interinstitutions des Nations Unies sur les femmes de Tanzanie appuient la « Caravane du changement », un bus transportant 25 militants, journalistes et membres des ONG qui organisent des forums, des émissions de radio, des spectacles de danse et d’autres activités afin d’appuyer une législation nationale pénalisant la MGF. La Caravane a quitté la capitale, Dar es-Salaam, le 26 novembre, et s’arrêtera dans plusieurs villages avant d’arriver à Tarime, un district de la région de Mara où une procession de MGF doit être organisée le 1er décembre. Les années paires, de nombreuses tribus ont pour tradition de lancer de telles « processions », au cours desquelles des milliers de filles sont mutilées en public, en complète violation de la loi tanzanienne.
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